Dimanche 30 septembre 2007
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Suite et fin de Kildar
"Cette fois, votre texte devra commencer par :
Les yeux fixés sur l’écran ils regardèrent la machine démarrer dans un silence religieux.
et se terminer par :
Il referma la porte derrière elle, posa la rose sur sa
table de chevet, et alla s'asseoir devant son ordinateur. "
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Du virtuel au réel

Les yeux fixés
sur l'écran ils regardèrent la machine démarrer dans un silence religieux. La rencontre avait enfin eu lieu.. Ils s'étaient donnés rendez-vous devant un cinéma pour cette première fois. Ils se connaissaient
depuis quelques mois, mais ne s'étaient vus que par écran interposé. Chacun cherchant son âme soeur, ils s'étaient connus sur un site de rencontre,
Au tout début un semblant d'amitié les
avait réunis. Ils s'écrivaient beaucoup, puis se téléphonèrent et les jours passant l'envie d'une rencontre réelle avait germé dans leur esprit. Ce qui semble normal puisqu'ils voulaient
trouver l'amour... Mais entre le virtuel et la réalité il y a un monde.
Après deux ou trois mois l'amitié s'était transformée en un sentiment plus fort,
Ils avaient convenu de se voir ce samedi dans un cinéma pour que l'atmosphère feutrée soit complice ... Il avait fait les choses bien, il lui avait offert une rose rouge .
C'était un cinéma d'art et d'essai et le film, inconnu du grand public, racontait l'histoire de deux agriculteurs, leur dure vie de labeur et quand ils prirent place ils
virent un tracteur démarrer. Doucement il tenta de lui prendre la main mais il sentit une réticence. Que se passait-il ? Lui la trouvait charmante mais ce n'était pas réellement le cas
pour elle.
Le film se termina et à la sortie elle se tenait éloignée de lui, comme si elle
cherchait à le fuir. Ils partirent récupérer leurs voitures . Il lui proposa d'aller boire une verre mais il essuya un refus catégorique.
Le hasard avait voulu qu'ils soient garés au même endroit. Il lui demanda alors de venir prendre un dernier verre chez lui et contrairement à ce qu'il attendait, elle accepta.
Il ouvrit la porte de son appartement, et lui dit qu'il était sous le charme. A peine avait-il terminé sa phrase qu'elle posa la rose et sans un mot se dirigea vers la porte et
partit ainsi, sans un mot, sans explication.
La chance n'était pas au rendez-vous. L'amour non plus !
Il referma la porte derrière elle, posa la rose sur la table de chevet et alla
s'asseoir devant son ordinateur...
Camomille

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