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Poésie

Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 07:19


BONNE FÊTE À TOUTES LES MAMANS


Tendresse, besoin des êtres humains,
Tendresse, donnée et partagée,
Tendresse transmise par les mains,
Tendresse des enfants aimés.

Tendresse disparue pour certains,
Tendresse inconnue pour d'autres,
Tendresse attendue en vain,
Tendresse laissée pour morte.

Tendresse d'un regard,
Tendresse d'un sourire,
Tendresse du hasard,
Tendresse tu nous nourris.

Tendresse, qui nous rend heureux,
Tendresse qui soigne les bleus de l'âme,
Tendresse qui exauce nos vœux,
Tendresse qui nous charme.

Bonne fête mamans du monde !


Par Camomille - Publié dans : Poésie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 07:34


« LE LÉZARD »


Sur les ruines de Rome.

Un jour, seul dans le Colisée,
Ruine de l'orgueil romain,
Sur l'herbe de sang arrosée
Je m'assis, Tacite à la main.

Je lisais les crimes de Rome,
Et l'empire à l'encan vendu,
Et, pour élever un seul homme,
L'univers si bas descendu.

Je voyais la plèbe idolâtre,
Saluant les triomphateurs,
Baigner ses yeux sur le théâtre
Dans le sang des gladiateurs.

Sur la muraille qui l'incruste,
Je recomposais lentement
Les lettres du nom de l'Auguste
Qui dédia le monument.

J'en épelais le premier signe :
Mais, déconcertant mes regards,
Un lézard dormait sur la ligne
Où brillait le nom des Césars.

Seul héritier des sept collines,
Seul habitant de ces débris,
Il remplaçait sous ces ruines
Le grand flot des peuples taris.

Sorti des fentes des murailles,
Il venait, de froid engourdi,
Réchauffer ses vertes écailles
Au contact du bronze attiédi.

Consul, César, maître du monde,
Pontife, Auguste, égal aux dieux,
L'ombre de ce reptile immonde
Éclipsait ta gloire à mes yeux !

La nature a son ironie
Le livre échappa de ma main.
Ô Tacite, tout ton génie
Raille moins fort l'orgueil humain !

Alphonse de LAMARTINE
Par Camomille - Publié dans : Poésie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 07:19
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PAS D'ITHAQUE


Pas de port où tu puisses jeter l'ancre dans ce voyage.
Pas d'endroit nommé Ithaque

 Ecoute ô enfant !
Les vagues feront chavirer ton petit bateau de papier
tu en avaleras de l'eau salée
tu nageras vers le large en empoignant la mer à brassées
sachant que la ligne d'horizon restera toujours devant toi
telle une corde tendue.

 Plus d'un navire sombrera encore
plus d'un amour se livrera à la tempête
seuls tes rêves ne sombreront pas- Ta patrie est une île lointaine
une solitude égale à celle des dieux te revient
et toi dans cet infini bleu
silencieux autant que le Créateur
tu dresseras ta tête altière face aux vagues irritables.

 Pas d'endroit où cessent les souffrancesPas de temps pour pleurer et rire
-et puis l'éclat de rire pour un bonheur éphémère
que peut-il bien apprendre à l'homme ? -
la douleur te fera grandir et tu apprendras enfinà danser sur la glace
à danser sur la glace.

  Mehmet Yashin
 Istanbul, 1983.

(traduit du turc par
 Alain MASCAROU)

Par Camomille - Publié dans : Poésie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 07:19
Un clic ICI pour partir du bon pied
CHEMIN DE VIE


Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda


Par Camomille - Publié dans : Poésie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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