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Lundi 17 novembre 2008
APRES-MIDI MUSICAL (suite)


David Warren (Dave) Brubeck est un pianiste de jazz né à Concord en Californie le 6 décembre 1920.

Il a reçu jeune une éducation musicale donnée par sa mère, puis avec le compositeur français Darius Milhaud. À noter aussi une courte rencontre (un entretien, une leçon) avec le compositeur autrichien Arnold Schoenberg. Cette relation brève et orageuse avec l'inventeur du dodécaphonisme lui vaut encore aujourd'hui d'être souvent présenté - un peu abusivement - comme « un élève de Schoenberg ».

Étudiant, il fonda avec ses amis le « Jazz Workshop ensemble » qui enregistra dès 1949 sous le nom de Dave Bruleck Octet et qui deviendra populaire sous la forme de quartet en 1951, rejoint notamment par le saxophoniste Paul Desmond.

C'est en 1959 que le succès est à son apogée avec le célèbre album Time out où l'on trouve les morceaux Blue Rondo a la Turk, Take Five et Three to get ready, album très innovant notamment de par ses signatures rythmiques atypiques variant d'un morceau à l'autre.

Claude Nougaro a rendu célèbres en France deux de ces morceaux en y ajoutant des paroles :

    * Three to get ready s'est ainsi transformé en Le Jazz et la Java[1]
    * Blue Rondo à la Turk est devenu un hommage au film À bout de souffle.

Take Five le premier morceaux écrit en 5/4, quand à lui, a été mis en paroles par de nombreux artistes dont Al Jarreau et surtout Carmen McRae qui l'a chanté avec Dave Brubeck lui-même au piano. Le succès de Take Five est l'un des rares exemples de musique innovatrice qui devient un hit planétaire, au point de paraître aujourd'hui banalisée.
Dave Brubeck en concert en France (1990)

Il renouvelle l'expérience en 1961 avec l'album Time Further Out dont la pochette reproduit un tableau de Joan Miró[2]. Sur cet album, le rythme de chacun des morceaux successifs est inspiré par les chiffres qui figurent en haut du tableau (légèrement à droite).

C'est sur cet album, notamment, que l'on trouve le célèbre morceau Unsquare Dance (7 temps) qui a servi, entre autre, il y a quelques années, de générique pour une émission de télévision française et qui a été repris en 2005 par le chanteur et pianiste Paddy Milner. A l'origine, ce morceau avait été composé pour « décourager » les membres du public des concerts qui ont l'habitude de marquer le rythme en frappant dans les mains, et qui, hélas, se retrouvent souvent à contre-temps. À la fin du morceau, on entend le rire de soulagement du batteur, Joe Morello, qui ne pensait pas se tirer si bien de ce difficile exercice...

Sur ce même album figurent deux morceaux en 5/4, rythme inauguré un peu plus tôt avec Take Five. Dans la version originale sur vinyl, Far More Blue est le dernier morceau de la face A et Far More Drums le premier de la face B, ce qui obligeait l'auditeur à une pause entre les deux, le temps de retourner le disque. Ces deux morceaux contiennent le même thème, mais alors que dans Far More Blue, Dave Brubeck perfectionne sa maitrise du rythme en 5/4 sur un tempo modéré, Far More Drums est essentiellement un solo de batterie très rapide. Contrairement à Take Five au cours duquel Dave Brubeck maintenait le rythme à 5 temps en sourdine pendant le solo de batterie, dans Far More Drums, Joe Morello joue véritablement seul.

Le quartet (Dave Brubeck, Paul Desmond, Joe Morello et Eugene Wright à la contrebasse) s'est dissout en 1967 mais Dave Brubeck a continué à jouer en trio (piano/basse/batterie) en invitant d'autres musiciens, dont Gerry Mulligan, avec qui il a fait plusieurs tournées et s'est produit, notamment, à Paris.

En tant que compositeur, Brubeck a écrit et, dans certains cas, enregistré plusieurs œuvres de grande envergure, dont deux ballets, une comédie musicale, un oratorio, quatre cantates, une messe, des œuvres pour formations de jazz et orchestres, et plusieurs pièces pour piano seul.

Il a fondé plusieurs quatuors et s'est produit aux festivals de Newport, Monterey, Concord et Kool Jazz. Il a joué à la Maison Blanche en 1964 et 1981 ainsi qu'au sommet de Moscou de 1988 en l'honneur des Gorbatchev. Il a reçu quatre diplômes honorifiques, le BMI Jazz Pioneer Award et l'American Eagle Award de 1988, présenté par le National Music Council. En 2004, il est également fait docteur honoris causa en théologie par l'Université de Fribourg.




The Dave Brubeck Quartet - Take Five
(1961)

par Camomille publié dans : Musique
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Lundi 17 novembre 2008
APRES-MIDI MUSICAL


Tout commence durant les années 80 quand deux étudiants de l'université d'Oxford, Thom Yorke et Ed O'Brien, décident de former un petit groupe. Aidés de Colin Greenwood, Phil Selway et Jonny Greenwood, ils jouent sous le nom de "On a Friday" mais l'université leur prend beaucoup de leur temps et ils sont obligés de remettre l'idée à plus tard.

Le groupe se retrouve en 1991 et s'appelle dorénavant Radiohead. Leur premier album Pablo Honey sort en 1993 et évidemment personne n'a pu rater le single Creep passé en rotation sur MTV et sur toutes les radios. Ce succès soudain effraie le groupe. On les compare déjà aux nouveaux U2 ce qui commence à les énerver et à leur mettre la pression.

Malgré tout, Radiohead n'est pas le groupe d'un seul single et leur deuxième album The Bends sorti dans les bacs en 1995 est un succès qui fait taire les mauvaises langues. Leurs chansons mélancoliques magnifiquement écrites leur assurent de nombreux fans.

En 1997 paraît l'un des plus beaux albums de la décennie: OK Computer. Résultat: Radiohead devient l'un des groupe cultes des années 90, inégalable grâce à leur style unique et à la voix extraordinaire de Thom Yorke. Dans la foulée de ce nouvel opus, Radiohead décide de faire une pause et, en même temps, de s'éloigner du Star System et de la pression médiatique.

Leur quatrième album Kid A voit le jour en l'an 2000. Il s'agit d'un album provocateur où les nombreux fans de OK Computer perdent leurs marques. L'album subit un tir nourri de la presse, assez critique, et ne bénéficie que peu de promotion pour un groupe de ce calibre: pas de matraquage radio ni télévisé. Cependant, le succès est au rendez-vous grâce à cette ambiance que seul Radiohead peut reproduire. Un grand groupe c'est tout ce qu'il y a à dire.




Radiohead - Creep

par Camomille publié dans : Musique
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Dimanche 16 novembre 2008


Eric Clapton, de son vrai nom Eric Patrick Clapp, est né le 30 mars 1945 à Ripley, une petite ville située à 45 kilomètres de Londres. Pour ses 3 ans, ses grands-parents lui offrent sa première guitare.

A l'adolescence il découvre le blues et plus particulièrement celui de Muddy Waters. Cela lui donne l'idée de monter un premier groupe, qui aura une existence éphémère, les Roosters.

L'année suivante, en 1964, il intègre des formations plus confirmées, pour faire ses véritables armes. C'est ainsi qu'il rejoint les Yardbirds.

Il enregistre avec eux deux albums: Five Live Yardbirds et Sonny Boy Williamson & The Yardbirds. Puis les quitte, remplacé par deux autres guitaristes de légende: Jeff Beck et Jimmy Page (futur Led Zeppelin).

C'est en 1966 qu'il rejoint John Mayall et ses Bluesbreakers, avec lesquels il s'affirme comme un sacré virtuose de la guitare. C'est particulièrement perceptible dans l'album John Mayall and the BluesBreakers with Eric Clapton.

Nouveau changement de casting en 1967. Clapton fonde le groupe Cream avec Jack Bruce et Ginger Baker. Résultat: trois albums inoubliables dont Disraeli Gears. Il sombre alors dans la drogue pendant trois ans.

Nouvelle lassitude et création des formations Blind Faith puis de Derek & The Dominos. C'est avec ces derniers qu'il réalise le somptueux Layla. C'est en fait un hommage à Pattie Boyd, la femme de son ami George Harrison, dont il est tombé amoureux. Titre publié en novembre 1970.

Devenu chanteur, il est aussi une véritable idole pour nombre de guitaristes, connus ou non. Jimi Hendrix lui voue ainsi un vrai culte...

Désormais surnommé "God" (en français "Dieu") par la profession, il se lance en solo. Des albums comme 461 Ocean Bvd ou Slowhand, des tubes comme Cocaïne ou I Shot The Sheriff - des reprises de JJ cale et Bob Marley, font beaucoup pour sa popularité.

Les années 80 ressemblent à une traversée du désert pour notre homme qui pourtant se reconstruit peu à peu. Eric devient l'heureux papa d'un petit garçon Connor qui disparaît tragiquement le 20 mars 1991 en tombant du 53ème étage d'un building new-yorkais.

De ce dramatique événement naît l'émouvante chanson Tears In Heaven, extrait de la B.O. du film "Rush". Un retour au premier plan déjà entrevu avec un magnifique album acoustique, Unplugged, écoulé à près de dix millions d'unités ! Cet album contient notamment une version sublime de Layla.

Il signe aussi un autre générique, celui de L'arme fatale en 1992. Il y est en duo avec Sting pour It's Probably Me. Une chanson composée dans un hall d'aéroport en à peine dix minutes !

Dans les années 90, assagi, Clapton a mûri. Il porte bouc et lunettes et a trouvé une certaine forme de sérénité. En témoigne le très réussi Pilgrim, paru en 1998.

En 2001, arrive l'excellent Reptile qui précède une tournée mondiale. Celle-ci est gravée sur le dvd "One More Car, One More Rider", capté au Staples Center de Los Angeles.

En 2004, ce monument du rock'n'roll rend hommage à l'un de ses maîtres des débuts. C'est le bluesman Robert Johnson qu'il salue dans Me & Mr Johnson.




Eric Clapton - Tears in Heaven
par Camomille publié dans : Musique
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Samedi 15 novembre 2008




Michael Stipe, Peter Buck, Mike Mills et Bill Berry se rencontrent dans la ville d'Athens, en Géorgie, aux Etats-Unis. Alors qu'ils sont encore étudiants, ils fondent R.E.M. à l'occasion d'une soirée entre amis, le 5 avril 1980.

Le nom du groupe signifie littéralement "mouvement rapide de l'oeil" en référence à ce que font nos yeux au plus profond du sommeil. R.E.M. devient rapidement un phénomène local grâce à de nombreux concerts donnés sur les campus de la région.


Le premier single, Radio Free Europe, sort en 1981 et défraie immédiatement la chronique. La presse et le public apprécient ce nouveau son perceptible dans le mini album Chronic Town (1982). A tel point que le New Musical Express, la bible de la presse rock anglo-saxonne, considère R.E.M. comme le groupe le plus intéressant du moment et Peter Buck comme le plus grand guitariste vivant de rock !

R.E.M. publie Murmur en 1983 et prouve toute sa puissance scénique en faisant les premières parties de la tournée américaine de The Police.

Au total, les Géorgiens donnent plus de cinq cent concerts en moins de deux ans et deviennent l'un des groupes les plus populaires des années 80. D'autant que Stipe & Co. n'hésitent pas à délivrer des textes engagés et à s'engager dans de nobles causes. Ils soutiennent ainsi l'action de Greenpeace à partir de 1988. Cette même année, sort un album intitulé Green qui est un nouveau gros succès.

R.E.M. s'accorde alors quelques mois de repos et revient au moment où il se dit que Michael Stipe serait gravement malade ! C'est le somptueux Out Of Time (1991) qui les fait connaître au monde entier. Les singles Losing My Religion et Shiny Happy People (en duo avec Kate Pierson des B 52's) font office de consécration.

Essai renouvelé en 1992 grâce à Everybody Hurts, inclus dans l'album Automatic For The People. Ce rock teinté de folk est une véritable bouffée d'oxygène alors que la vague grunge déferle sur toute la planète.

Deux ans plus tard, Michael Stipe est néanmoins durement éprouvé par le suicide de son ami Kurt Cobain (Nirvana) et lui dédie le titre Let Me In, tiré de l'album Monster. La tournée qui suit est aussi dramatique puisque Bill Berry s'effondre en plein concert, victime d'une hémorragie cérébrale. Plus de peur que de mal même si Michael Stipe et Mike Mills doivent aussi être hospitalisés dans les semaines suivantes.

Malgré cette visible lassitude, R.E.M. a tout de même la force de retourner en studio pour les besoins de New Adventures in HI-FI (1996).

Bill Perry garde cependant des séquelles de sa mésaventure et annonce son départ du groupe en 1997. R.E.M. poursuit donc en trio et peaufine un petit bijou, Up, qui se vend encore à des millions d'exemplaires. Le son s'est singulièrement durci, les guitares sont omniprésentes mais ne semblent pas dérouter les fans. Pas plus que l'annonce de Michael Stipe, en 2001, quant à son homosexualité. Cela n'a aucune incidence sur l'accueil réservé à l'album Reveal et au single Imitation Of Life.

En 2002, Peter Buck fait la une des journaux en étant accusé d'avoir agressé l'hôtesse d'une compagnie aérienne quelques mois auparavant. Parallèlement, il collabore avec Pete Yorn sur le single Strange Condition.

L'année suivante marque la parution d'un best of comprenant l'inédit Bad Say.

Le groupe prend tout son temps pour peaufiner l'album Around The Sun qui arrive dans les bacs en 2004. R.E.M. participe en fin d'année à une tournée destinée à convaincre les Américains de voter contre George W. Bush aux présidentielles. En vain...





R.E.M - Everybody Hurts


par Camomille publié dans : Musique
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Vendredi 14 novembre 2008



The Communards est un groupe musical new wave des années 1980, dont était membre le chanteur écossais Jimmy Somerville. Le groupe s'est formé en 1985 et dissous en 1988.

Après son départ des Bronski Beat en 1985, Jimmy Somerville, une des voix les plus étonnantes de toute l'Écosse, monte son propre groupe, The Communards.

The Communards est un duo formé de Jimmy Somerville donc et de Richard Coles, pianiste qui oeuvrait au sein de The Committee. Ils choisissent leur nom en hommage aux révolutionnaires de la Commune de Paris.

Le duo fait ses débuts avec You are my world qui va connaître un succès phénoménal. D'une manière générale, tous les singles et les albums que sortiront les Communards seront des succès. Le premier album, éponyme, sort en 86, avec notamment la reprise de l'éternel Don't leave me this way initialement chanté par Thelma Houston. Le deuxième opus sera aussi le dernier. En effet, Red sort en 1987, connaissant un énorme succès dans tous les hit-parades européens, avec cette fois un tube de Gloria Gaynor, Never can say goodbye. En 1988, Somerville et Coles se séparent et le premier poursuit une carrière solo. Coles devient d'abord journaliste, puis il est devenu prêtre dans l'église anglicane.

Le groupe a publié deux albums : The Communards et Red




The Communards 

Don't Leave Me This Way

par Camomille publié dans : Musique
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