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Dimanche 6 juillet 2008
Les Canaries


Des paysages incroyables

Les Canaries sont situées dans l'Océan Atlantique, au large de l'Afrique saharienne, à un millier de kilomètres de la péninsule ibérique. Cet archipel volcanique est composé de deux provinces. A l'ouest, la province de Santa Cruz de Tenerife englobe quatre îles : El Hierro, La Palma, La Gomera et Tenerife. Les trois îles orientales, Gran Canaria, Fuerteventura et Lanzarote forment la province de Las Palmas.

Une des six pyramides de Güímar

L'archipel possède un climat clément et constant. La chaleur n'y est jamais étouffante grâce aux alizés qui viennent rafraîchir ses côtes. Les paysages sont extrêmement variés et d'une beauté surnaturelle. Les plaines volcaniques alternent avec les montagnes enneigées. Les hautes dunes font penser au Sahara tandis que les forêts luxuriantes nous rappèlent la proximité du tropique du Cancer. Les immenses plages de sable séduisent par leur sérénité.

Histoire des Canaries


Los Gigantes

Les Iles Canaries étaient déjà connues des Egyptiens, des Grecs et des Romains. L'historien Pline les avait baptisées Iles Fortunées. Leur nom actuel viendrait de cane, chien en latin, animal qui pullulait dans l'archipel.

Pendant des siècles les Canaries ne furent habitées que par le peuple des Guanches, resté à l'âge de pierre. Il ne reste pratiquement aucun vestige de cette civilisation disparue. L'archipel ne suscitait pas de convoitises et n'était considéré que comme une escale.

Le mont Teide
Le volcan Teide culmine à 3 718 mètres d'altitude (le plus haut sommet d'Espagne) dans l'île de Ténérife, au centre de l'archipel des Canaries à promimité de l'île de la Goméra et l'île de La Palma.

Le Teide se dresse au centre d'une importante caldeira nommée Las Cañadas (une grande structure effondrée de près de 15 km d'est en ouest avec par endroit des falaises de plus de 500 m de hauteur). Le plancher de cette caldeira est situé à une altitude moyenne de 2 000 à 2 250 mètres.


La situation changea au XVe siècle. En 1402, des Français s'emparèrent de Fuerteventura, Lanzarote, La Gomera et El Hierro. Le traité d'Alcáçovas de 1479 fit de ces îles une possession espagnole. En 1483, les Espagnols conquirent Gran Canaria, Palma et Tenerife. Les Canaries devinrent alors entièrement espagnoles. En 1492, Christophe Colomb, en route vers l'Amérique, y fit une escale.


Carrières de cendre volcanique, El Palmar, île de Tenerife, Canaries. La terre brune, ou « picòn » retirée de cet ancien cône volcanique est épandue sur les champs pour améliorer leur pouvoir de rétention d'eau.

La conquête espagnole n'eut pas que du bon. Les habitants de toujours, les Guanches, furent peu à peu décimés et leur culture disparut à jamais.

Le XIXe siècle marqua le début de l'intérêt touristique pour les Canaries. L'archipel était alors dans une situation économique très difficile, le tourisme représenta sa chance. Cette embellie continua jusqu'aux années 30. C'est de Tenerife que Franco débuta la guerre civile de 1936. En 1960, le général Franco décida de favoriser au maximum le tourisme pour permettre le développement de cette province.

Dunes de sable vert près du mont Teide

Le retour de la démocratie permit une plus grande autonomie des Canaries. Elles acquirent le statut de Communauté autonome en 1982.

Aujourd'hui, les Iles Canaries vivent quasiment exclusivement du tourisme. Elles accueillent chaque année plus de 6 millions de touristes en quête de soleil. L'économie est florissante et l'isolement de l'archipel est aboli.


Bon voyage....

par Camomille publié dans : Histoire et géographie communauté : La récréa - Bigornette
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Samedi 28 juin 2008

LES BALEARES

BALADE SUR L'ÎLE DE MAJORQUE


 Majorque (Mallorca en catalan et espagnol) est la plus grande des îles Baléares (dont l'archipel comprend également Minorque, Ibiza et Formentera), en mer Méditerranée, au large de Barcelone.

L'île compte environ 730 000 habitants. Sa capitale est Palma de Majorque - La Ciutat. Elle comprend 6 régions principales : Tramuntana (montagnes, au nord), Ponent (au sud-ouest), Raiguer (terres agricoles et viticoles au pied de la montagne), Pla (au centre), Migjorn (à l'est), Llevant (sud-est) et la ville de Palma.


Elle fut habitée durant la période antique (sites de Ses Païsses, près de la ville d'Arta), par les Romains (ruines d'Alcudia, ex-Pollentia romaine), par les maures almoravides, puis les Almohades (de 902 à 1229), puis par les Catalans. L'île fut le centre d'un royaume indépendant qui exista de 1276 à 1344, le royaume de Majorque. La langue catalane, officielle, dans sa variété majorquine, y reste activement pratiquée, aux côtés du castillan.


Si dans beaucoup d'esprits Majorque reste synonyme de tourisme anarchique, aspiré par la mer et poussé par une urbanisation de masse (« baléarisation »), l'île et la vie majorquine offrent bien des aspects qui contredisent cette vision : villages agricoles préservés, traces diverses de cultures passées, art et culture (au XVe siècle, le philosophe Raymond Lulle - Ramon Llull, a fondé à Majorque une école réputée de langues et de théologie), marche et randonnée dans les zones montagneuses, gastronomie.

L'afflux touristique est devenu plus varié (origines et styles de vie), avec une part grandissante d'immigration d'européens du nord venant s'installer à demeure sur place.

 
L'île est belle ! C'était il y a bien longtemps...

 Les touristes n'étaient pas encore trop nombreux !

par Camomille publié dans : Histoire et géographie communauté : La récréa - Bigornette
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Dimanche 6 avril 2008


Juste un petit mot d'explication...
Je vous  fais un article sur  Dubrovnik parce que c'est la plus belle ville
que j'ai vue pendant mes voyages... Pendant la guerre, j'ai pleuré de voir qu'il n'en restait plus que des ruines. Mon dernier voyage date de 1989 et le pays était encore la Yougoslavie.
Elle a été reconstruite à l'identique, c'est une petite merveille..
.

Dubrovnik (Croatie)

Dubrovnik
Ville inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO

Dubrovnik est une ville de Croatie, peuplée de 48 000 habitants. Elle était connue jadis sous le nom de Raguse et ses habitants, ainsi que ce qui s'y rapporte, s'appellent encore des ragusains.

Géographie

Située au sud de la côte dalmate, à proximité de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, la ville-forte de Dubrovnik (Ragusa en italien et en latin) est un des hauts lieux touristiques de Croatie. Cette ville portuaire porte en effet de nombreux témoignages de sa très riche histoire, au travers de ses monuments et de ses rues pavées.

La principale d'entre elles, la Placa (ou Stradun), est une large avenue dallée tracée au milieu de la ville, sur l'ancien marécage qui séparait la Raguse latine sur le rocher de Dubrava sur le continent. Lorsque la ville s'agrandit au cours d
u Moyen Âge, elle assécha ce marais et en fit une artère.

L'artère principale de la vieille ville

Histoire

Dubrovnik a été fondée durant la première moitié du VIIe siècle. Dès sa fondation, la ville a été placée sous la protection de Byzance. En 980, la ville devint le siège d'un évêché. A l'instar de Venise dont elle devint concurrente, Dubrovnik sut tirer partie de sa position côtière pour développer un commerce maritime lucratif.

Elle était gouvernée par un recteur, élu chaque mois. Celui-ci était logé au palais du recteur, où il ne recevait ni amis, ni famille, se consacrant entièrement à sa tâche. La République de Raguse comprenait uniquement les ports de Raguse (Dubrovnik) et de Ragusavecchia (Cavtat) jusqu'en 1120, date à laquelle elle étendit son arrière-pays.

Entre 1180 et 1190, le Grand Prince de Rascie Stefan Nemanja (voir (en) Stefan Nemanja) essaya à deux reprises de s'emparer de la République, sans succès. Entre 1233 et 1242, la République étendit à nouveau ses possessions dans l'arrière-pays.

L'importance de son trafic la conduisit à établir la première quarantaine en 1377 pour se protéger de la peste noire.

Après la quatrième croisade, elle est passée sous la domination de Venise, jusqu'en 1358. En 1358 (traité de paix de Zadar), la République de Raguse reconnut la suzeraineté du roi de Hongrie, à qui elle versa un tribut jusqu'en 1526, après la bataille de Mohács. L'autorité hongroise ne portait cependant que sur les impôts et la flotte et on fait donc traditionnellement débuter l'indépendance de la République de Raguse à1358.

La République reçut l'île de Meleda (Mljet) puis les alentours de Slano en 1399. Entre 1427 et 1451, elle acheta la région des Konavle au royaume de Bosnie.

En 1409 et en 1417, Venise lui contesta le monopole du commerce dans la ville de Drijeva, qui était alors possession du royaume de Bosnie. Elle échoua par deux fois, et Raguse resta maîtresse du commerce du sel (salines de la Neretva), qui passait par cette ville.

En 1416, elle est le premier état européen à abolir l'esclavage et, donc, à interdire le commerce des esclaves. Durant les quinzième et seizième siècles, elle développa son commerce entre l'Europe ottomane et les ports de la Méditerranée. Au seizième siècle, la flotte de commerce de la République comptait 160 navires.

L'avancée turque dans les Balkans, et notamment la conquête de la Serbie, nuit gravement au commerce de la République. Elle signa, en 1442, un traité avec les Ottomans; ce traité autorisait les marchands de Raguse à commercer dans les Balkans, moyennant le paiement d'une taxe.

Farouchement catholique, la République réservait les postes de la magistrature aux membres de cette religion et obligea parfois les Orthodoxes à se convertir. En 1492, elle accueillit toutefois un groupe de Juifs expulsés d'Espagne.

A la fin du quinzième siècle, des conflits opposèrent Venise aux Hongrois, puis Venise aux Ottomans pour le contrôle du marché de Drijeva, nuisant ainsi gravement au commerce des marchands de Raguse, qui en avaient le monopole. Il faut attendre 1503 pour qu'un traité de paix soit signé.

Tout comme Venise, elle offrit de l'assistance à l'alliance musulmane lors de la bataille de Diu contre les Portugais, en 1509, dans l'Océan Indien (voir (en) Battle of Diu).

Après 1526, elle paya un tribut aux Ottomans, et ce jusqu'en 1718. Le tribut s'élevait alors à 12 500 ducats par année. La république ne se releva jamais complètement de la crise du commerce maritime en Méditerranée et du tremblement de terre de 1667 (plus de 5 000 morts).

En 1699, elle céda deux portions de terre à l'Empire ottoman. De cette manière, Venise ne pouvait plus l'attaquer que par la voie maritime, et non plus par voie terrestre. Ceci est à l'origine de l'unique accès à la mer de la Bosnie dans la région de Neum.

La puissance commerciale qu'elle acquit ainsi fut la source de la puissance politique qu'elle a su sauvegarder jusqu'à l'annexion en 1809 par Napoléon Bonaparte (incorporation dans les provinces illyriennes dirigées par
Marmont puis Fouché).

Plan des destructions de la vieille ville durant le siège de 1991-1992

Époque récente

Le 1er octobre 1991, l'Armée populaire yougoslave attaque et encercle Dubrovnik pendant la guerre d'indépendance croate. Le siège dura jusqu'à mai 1992. La plus grosse attaque d'artillerie eut lieu le 6 décembre 1991, tuant 19 personnes et en blessant 60. Le nombre total de victimes dans cette région est de 114 civils tués, selon la Croix-Rouge, dont le poète croate Milan Milisić (voir (en) Milan Milisić).

De 1992 à 1993, la ville a, par ailleurs, été la cible de tirs de l'armée serbo-monténégrine postée sur les hauteurs de Trebinje, au nord de la ville.

L'attaque contre Dubrovnik visait à compromettre une société politique monténégrine réticente dans les entreprises militaires décidées par Slobodan Milošević : on avait raconté aux réservistes monténégrins que les "Oustachis" attaquaient le Monténégro, et ils ont mis à sac la région, notamment Cavtat et la vallée des Konavle.

Il n'en existe pas moins aussi un discours serbe contemporain qui prétend que Dubrovnik serait "serbe", sous prétexte que la ville de Raguse a été fondée dans une région envahie par des Serbes au VIIe siècle. Ce mensonge permet aux Serbes de s'annexer des écrivains et des savants dont, occupés par les Ottomans, ils ont cruellement manqué avant le XIXe siècle. Ce n'est donc pas seulement parce que la ville n'est devenue légalement "croate" que par l'accord Cvetković-Macek du 26 août 1939 que nombre d'auteurs ont hésité à parler de Dubrovnik comme d'une ville "croate", ce dont ses habitants avaient cessé de douter dès le XIXe siècle, après la brève mode intellectuelle des "Serbes catholiques" : la propagande serbe, relayée en France par la Troisième République, a aussi joué un rôle.


Reconstruction





68% des bâtiments de la vieille ville auraient été touchés directement ou indirectement par les tirs d'obus.

La reconstruction s'est déroulée, autant que possible, dans le respect des techniques traditionnelles, tout en appliquant des normes anti-sismiques nouvelles, dans cette région géologiquement instable.

La restauration des toitures fut particulièrement problématique, les matériaux traditionnels n'étant plus disponibles en quantité suffisante. Les anciennes tuiles furent ainsi progressivement remplacées par de nouvelles, bâtiment par bâtiment. Ces nouvelles tuiles proviennent d'une fabrique située à côté de Toulouse.


par Camomille publié dans : Histoire et géographie
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Samedi 5 avril 2008


Forêt amazonienne


Carte géographique des écorégions de la Forêt amazonienne délimitées par la WWF. Les lignes en jaune délimitent les contours de la forêt amazonienne. Les réserves nationales sont indiquées en noir. (Image satellite de la NASA)


La forêt amazonienne est une forêt équatoriale située dans le bassin amazonien en Amérique du Sud. Le bassin amazonien s'étend sur 7 millions de km² et la forêt elle-même sur 4,2 millions de km², situé sur 9 pays, essentiellement le Brésil (avec 60% de la forêt), mais aussi l'Équateur, la Colombie, le Venezuela, la France (via le département de la Guyane), le Suriname, le Guyana, la Bolivie et le Pérou. Cette forêt représente plus de la moitié des forêts tropicales restantes. La forêt amazonienne est la région la plus riche et diversifiée de toutes les forêts tropicales existantes.

En termes d'écologie, il s'agit d'une forêt primaire au stade climax, c'est-à-dire qu'elle produit autant qu'elle consomme. (ceci pour mettre fin à une certaine croyance sur le "poumon de la terre")


 Biodiversité

La forêt tropicale humide est le biome qui possède la plus importante biodiversité spécifique, et les forêts tropicales d'Amérique possèdent plus d'espèces que les forêts humides d'Afrique ou d'Asie. Étant la plus grande région de forêt tropicale humide d'Amérique, la forêt amazonienne possède une biodiversité inégalée.

L'oxisol (à gauche) et la Terra Preta (à droite)

La région abrite environ 2,5 millions d'espèces d'insectes, 10 000 de plantes et 2 000 d'oiseaux et mammifères. Actuellement, au moins 40 000 espèces de plantes, 3 000 poissons, 1 294 oiseaux, 427 mammifères, 427 amphibiens et 378 reptiles ont été scientifiquement classés dans la région. Les scientifiques ont décrit entre 96 660 et 128 843 espèces d'invertébrés uniquement au Brésil.

La diversité d'espèces de plantes est la plus importante sur Terre. Certains experts estiment qu'un kilomètre carré pourrait contenir plus de 75 000 types d'arbres et 150 000 espèces de plantes supérieures. Un kilomètre carré de forêt amazonienne peut contenir 90 790 tonnes de plantes vivantes. Actuellement, une estimation de 438 000 espèces de plantes ayant un intérêt économique et social ont été répertoriées dans la région, beaucoup plus restant à être découvertes ou classifiées.


Déforestation

La déforestation est la conversion de zones boisées en zones non-boisées. Plus du cinquième de la forêt amazonienne a déjà été détruite, et celle qui reste est menacée. En l'espace de seulement dix ans, la surface de forêt perdue en Amazonie atteint entre 415 000 et 587 000 km² - la France a une superficie totale de 500 000 km2 - avec la majeure partie de forêt perdue devenant des pâturages pour le bétai.

Au Brésil, l'Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (Institut national de recherche spatiale) produit tous les ans des chiffres sur la déforestation. Leur estimation est basée sur 100 à 220 images prises durant la saison sèche par le satellite Landsat, et considère uniquement la perte du biome de la forêt amazonienne - pas la perte d'espace naturel ou de savane dans la forêt. Selon l'INPE, le biome de la forêt amazonienne, originellement de 4 100 000 km² au Brésil, a été réduit à 3 403 000 km² en 2005, ce qui représente une perte de 17,1%.

La déforestation de la forêt amazonienne menace beaucoup d'espèces comme les grenouilles dendrobates, qui sont très sensibles aux changements environnementaux (image: Agalychnis callidryas)


Un nouveau rapport du comité congressionnel brésilien dit que l'Amazonie disparaît au rythme de 52 000 kilomètres carrés par an. À ce rythme la forêt amazonienne aura disparu en 2050[réf. nécessaire]. pourtant, dans l'arcticle du haut, on dit que <<En termes d'écologie, il s'agit d'une forêt primaire au stade climax, c'est-à-dire qu'elle produit autant qu'elle consomme. (ceci pour mettre fin à une certaine croyance sur le "poumon de la terre">>

 Fragilité de la forêt amazonienne

Le fleuve Amazone s'écoulant dans la forêt tropicale

La déforestation de la forêt amazonienne menace beaucoup d'espèces comme les grenouilles dendrobates, qui sont très sensibles aux changements environnementaux (image: Agalychnis callidryas)
La déforestation de la forêt amazonienne menace beaucoup d'espèces comme les grenouilles dendrobates, qui sont très sensibles aux changements environnementaux (image: Agalychnis callidryas)

Contrairement à ce que beaucoup de personnes s'imaginent, les sols de l'Amazonie sont relativement pauvres. La majorité des terres amazoniennes non inondables (terra firme) sont peu fertiles. Toutefois, elles sont parsemées de poches de bonnes terres (terra roxa) : ces sols sont des anthrosols résultant de l'activité humaine, et enrichis par l'accumulation progressive de déchets et de cendres. Ce sont ces terres qui sont cultivées de nos jours. En effet, c'est en partie à cause de cette dernière action que la forêt amazonienne est maintenant en danger.

Le système forestier est extrêmement sensible au moindre changement local, tel que sécheresse, déforestation, ouverture de la canopée. Ces derniers résultent en l'assèchement des strates, la destruction des microorganismes assurant le renouvellement des éléments minéraux, l'érosion du sol, le lessivage des éléments nutritifs.

Mise en valeur

Les bords du fleuve Amazone dans l'état brésilien du Paré

L'Amazonie est peu propice à l'agriculture extensive. Néanmoins, elle possède les ressources nécessaires pour nourrir les Indiens d'Amazonie. Une agriculture intensive semble possible : voir à ce sujet terra preta.


Les terres amazoniennes sont utilisées pour augmenter les surfaces de gigantesques exploitations agricoles consacrées à l'élevage extensif de bovins. Ces exploitations agricoles sont défendues par des pistoleros, sortes de gardes privés chargés de protéger la propriété foncière. Ils s'opposent notamment à des mouvements comme le MST.

Des recherches effectuées après 1966 ont montré que son sous-sol recèle de nombreuses richesses. Par ailleurs, l'Amazonie devient la principale source d'approvisionnement des industries du bois, en raison de l'épuisement progressif des forêts d'Asie et d'Afrique. Ainsi, la part du bois (au niveau mondial ?) en provenance du Brésil est-elle passée de 14 % à 85 % en deux décennies. Environ 80% du bois coupé est d'origine illégale (troncs de diamètre trop faible par exemple).

La sortie d'un seul arbre nécessite souvent l'abattage d'un grand nombre d'autres arbres, généralement, les populations autochtones vivant sur ces territoires sont décimées.

Le réseau routier

L'Amazonie est traversé par de nombreuses routes et autoroutes qui pour la plupart ont été construites de façon illégale[7] par les exploitants forestiers. Ces routes leur permettent de pénétrer au cœur de la forêt pour accéder aux essences rares. Ce réseau couvre une longueur de plus de 170 000 km. Il assure le transport du bois et des bûcherons. Mais, ce réseau sert aussi de grands propriétaires des bandits qui s'approprient les terres qui longent les routes en falsifiant ou en usant de la corruption. Cet acte d'appropriation se nomme grilagem.


Seules quelques voies de communication sont officielles comme :

    * la transamazonienne traversant d'est en ouest,
    * la BR-163 dite "autoroute du soja" coupe du sud du Mato Grosso au nord du Parà.

Déforestation par brûlis, pour mise en culture, Sud Mexique


Période Estimation de la couverture forestière restante
en Amazonie brésilienne(km2)
Perte annuelle
de forêt(km2)
% de 1970
restant
Total des pertes
depuis 1970 (km2)
avant 1970 4 100 000

1977 3 955 870 21 130 96.50% 144 130
1978-1987 3 744 570 21 130 91.30% 355 430
1988 3 723 520 21 050 90.80% 376,480
1989 3 705 750 17 770 90.40% 394 250
1990 3 692 020 13 730 90.00% 407 980
1991 3 680 990 11 030 89.80% 419 010
1992 3 667 204 13 786 89.40% 432 796
1993 3 652 308 14 896 89.10% 447 692
1994 3,637,412 14,896 88.70% 462,588
1995 3,608,353 29,059 88.00% 491,647
1996 3,590,192 18,161 87.60% 509,808
1997 3,576,965 13,227 87.20% 523,035
1998 3,559,582 17,383 86.80% 540,418
1999 3,542,323 17,259 86.40% 557,677
2000 3,524,097 18,226 86.00% 575,903
2001 3,505,932 18,165 85.50% 594,068
2002 3,484,727 21,205 85.00% 615,273
2003 3,459,576 25,151 84.40% 640,424
2004 3,432,147 27,429 83.70% 667,853
2005 3,413,354 18,793 83.30% 686,646
2006 3,400,254 13,100 82.90% 699,746

Source et photos Wikipédia
par Camomille publié dans : Histoire et géographie
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Dimanche 30 mars 2008


TIBET




On dénomme Tibet l'aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Cette zone linguistique tibétaine et aussi « le grand Tibet historique » revendiqué par le gouvernement tibétain en exil est composé de trois régions : le Ü-Tsang (aujourd'hui intégré à la Région autonome du Tibet), l'Amdo (aujourd'hui majoritairement intégré à la province chinoise du Qinghai) et le Kham (celui de l'ouest intégré à la Région autonome du Tibet, celui de l'est intégré à la province chinoise du Sichuan). Le nombre de Tibétains dans l'ensemble de ces régions est de 5 020 000, selon le bureau des statistiques de Chine. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter qu'environ 150 000 Tibétains ont fui le Tibet et vivent actuellement en exil, principalement en Inde.

La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km2 pour la région administrative, ses bords coïncident à peu près avec la région qui était indépendante de facto entre les deux guerres mondiales[2], et qui fut historiquement administrée par les Dalaï-lamas sous la dynastie Qing ; à 2 500 000 km2 pour le Grand Tibet revendiqué par le gouvernement tibétain en exil. La population de la Région autonome comptait 2 616 000 habitants en 2000. La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.


Le Tibet historique était composé de trois régions :

    * le dBus-gTsang ou Ü-Tsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang 卫藏 », correspond à la Région autonome du Tibet actuelle,
    * l'A-mdo, en chinois Anduo 安多 au nord, faisant partie aujourd'hui des provinces chinoises du Qinghai, du Gansu, et du nord du Sichuan (district de rNga-ba 阿坝),
    * le Khams, en chinois Kang 康, à l'est et au sud-est, qui fait aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes 甘孜).

Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, plus précisément le bouddhisme vajrayâna.


Jeunes moines bouddhistes du monastère de Drépung.


L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme est aujourd'hui possible, bien qu'encore encadré, et représente une part importante de l'économie.


 Avant 1950

Après l'invasion et le contrôle par le pouvoir mongol de la Chine au XIIe siècle et la fondation de la dynastie Yuan par Kubilai Khan, les relations politiques entre les chefs des écoles du Bouddhisme tibétain et l'Empereur de Chine, Mongol à l'époque, débutèrent. Kubilai Khan interagit avec les Sakya qui conserveront leur rôle politique.


Drapeau tibetain


De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain, parfois en tant que chef d'État, parfois en tant que vassal de l'Empereur de Chine et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen Lama.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, une situation de concurrence se développe entre la Russie et la Grande-Bretagne, la Grande-Bretagne cherchant à contrôler le Tibet depuis l'Inde, et la Russie cherchant à l'en empêcher pour maintenir son influence en Asie centrale. Par leur expédition militaire conduite par le colonel Francis Younghusband, qui écrase dans le sang en 1904 la défense tibétaine, les Britanniques finissent par s'imposer au Tibet, et s'y attribuent des privilèges commerciaux et diplomatiques.

En 1908, la Chine, profitant du départ des troupes britanniques, reprend provisoirement le contrôle du Tibet, jusqu'à la révolution de 1911 qui marque l'effondrement de l'Empire Qing et l'installation de la République de Chine.

Les troupes et les autorités officielles chinoises sont expulsées du Tibet en 1912, puis en 1913, le 13e Dalaï Lama, proclame l'indépendance du Tibet. La communauté internationale y donna peu de suites, en dehors d'un accord de reconnaissance mutuelle d'indépendance entre la Mongolie et le Tibet. En 1914, à l'issue de la Conférence de Simla où l'Angleterre, le Tibet et la Chine sont représentés, la Convention de Simla propose que le Tibet soit divisé en « Tibet Extérieur » administré par le gouvernement du Dalaï Lama et « Tibet Intérieur » uniquement sous son autorité spirituelle, les deux secteurs étant considérés comme étant sous la "suzeraineté" chinoise[6]. Bien que représentée, la Chine ne signa pas cette convention, ce qui introduisit une durable incertitude sur sa reconnaissance de cette
proposition et donc sur ses possibles revendications sur le Tibet.

Jeune fille tibétaine dans une vallée de la région du Kham

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Après 1950 En 1950, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée. En 1956 a débuté à Litang dans le Kham une révolte des Tibétains contre l'occupant chinois, qui s'est étendue aux autres secteurs du Kham, puis en 1957 et 1958 dans les secteurs de l'Amdo, puis en 1958 et 1959, dans le Ü-Tsang, la Région autonome du Tibet, avant de s'étendre à l'ensemble du territoire. En 1959, l'insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï Lama fuit le Tibet pour se réfugier en Inde. Il sera suivi d'environ 100 000 Tibétains. Cette révolte fut sévèrement réprimée par les autorités chinoises. Le nombre de victimes tibétaines, important sujet de désaccord entre la Chine et le gouvernement tibétain en exil, est généralement estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes. À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu'il qualifie de révolte de l'ancienne classe privilégiée de l'ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l'abolition du servage[7]. Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l'indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison. Alors que Hu Jintao était le responsable politique au Tibet en 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang, au moins 450 personnes furent tuées[8]. Selon Tang Daxian, un journaliste chinois dissident, la police de Lhassa avait reçu l'ordre de Pékin de provoquer un incident.[9] Les autorités chinoises ont installé des caméras de surveillance à Lhassa pour contrôler les manifestations éventuelles. De nombreuses associations internationales dénoncent une répression de la religion au Tibet, comme l'illustrent par exemple la mise en résidence surveillée de Gedhun Choekyi Nyima, en 1995, juste après sa reconnaissance comme 11e Panchen Lama par le 14e Dalaï Lama, ou la destruction en 2001 de l'institut bouddhiste de Serthar fondé par Khenpo Jigme Phuntsok, également mis en résidence surveillée et disparu dans des circonstances douteuses, ou encore la condamnation à une peine de prison à vie de Tenzin Delek Rinpoché en 2005. La plupart des grands maîtres du bouddhisme tibétain ont été contraints à l'exil, comme l'ont illustré la fuite de Rigdzin Namkha Gyatso Rinpoché en 1998, et celle à la veille de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje[10]. En mars 2008, des manifestations de Tibétains contre le pouvoir chinois dégénèrent à Lhassa, rappelant les graves émeutes et manifestations de 1989. Elles surviennent quelques mois avant les Jeux Olympiques d'été de 2008. D'autres manifestations ont également lieu en dehors de la capitale, en particulier autour du monastère de Labrang dans le Gansu, une partie de l'ancienne province tibétaine de l'Amdo. Rapports entre la République populaire de Chine et les Tibétains La question des rapports entre la République populaire de Chine et le Tibet donne lieu à deux interprétations opposées : * La République populaire de Chine considère le Tibet comme un territoire relevant de sa souveraineté et avance des arguments historiques (une ancienne présence chinoise, le protectorat de 1720-1910), politiques et économiques (l'abolition du régime de théocratie féodale et la modernisation du pays) et stratégiques (la protection de la Chine). Cette vision est intégrée dans la politique d'une seule Chine et est celle admise par la plupart des pays de la communauté internationale. * Le gouvernement tibétain en exil considère la présence chinoise comme une occupation étrangère et accuse la Chine d'avoir massacré une partie de la population tibétaine, de pratiquer la répression et la destruction de la culture tibétaine, de siniser culturellement et démographiquement le Tibet. Statut du Tibet selon la Chine Argument historique Les relations entre la Chine et le Tibet sont anciennes et remontent au XIIe siècle, ainsi la majorité des bâtiments impériaux chinois comportent depuis plusieurs centaines d'années les cinq principales écritures que sont les sinogrammes, le mandchou, le mongol, l'ouïghour et le tibétain, une habitude qui semble dater de la dynastie mandchoue des Qing. Les cinq langues de la dynastie Mandchoue des Qing (palais d'été à Chengde) : de gauche à droite, caractères mandchous, ouïghours, chinois, tibétains mongols Les cinq langues de la dynastie Mandchoue des Qing (palais d'été à Chengde) : de gauche à droite, caractères mandchous, ouïghours, chinois, tibétains mongols Le Tibet était un protectorat chinois entre 1720 à 1911[11]. La question reste cependant posée de la nature exacte de ce protectorat : simple lien d'association pour les partisans de l'autonomie du Tibet ou véritable intégration dans l'empire des mandchous (dynastie Qing) pour les partisans de l'incorporation à la Chine. La Grande-Bretagne a reconnu en 1906 la suzeraineté chinoise sur le Tibet. La chute de la dynastie Qing en 1910 va cependant bouleverser la donne. Le lien personnel qui unissait l'empereur mandchou au dalaï-Lama étant de facto supprimé, les liens entre les deux pays seraient, selon certains, rompus. Cependant, en 1912, la Grande-Bretagne reconnaît de nouveau la suzeraineté chinoise sur le Tibet, mais non l'appartenance du Tibet à la Chine. En 1913, la Chine ne manifeste aucune considération pour la proclamation de l'indépendance du Tibet par le 13e Dalai Lama et ne réagit pas. Elle récuse la Convention de Simla de 1914 qui divise le Tibet en un Tibet externe autonome administré par le gouvernement du Tibet et un Tibet interne où seule l'autorité spirituelle du Dalaï Lama ne serait reconnue, les deux étant sous suzeraineté chinoise. Argument politique La Chine affirme être entrée au Tibet en 1949 afin de libérer un peuple vivant sous la domination d'une oligarchie et d'une théocratie féodale. Par exemple, avant la prise de pouvoir des communistes, le servage était légal et pratiqué au Tibet[réf. nécessaire]. Les autorités chinoises affirment que la liberté religieuse est de nouveau assurée[réf. nécessaire]. Argument économique Les autorités chinoises affirment que le développement économique du Tibet mené sous leur égide a permis de désenclaver le pays, notamment grâce à la construction de voies ferrées, qui vont servir à sortir les ressources minières du Tibet. Argument géopolitique La Chine considère le Tibet comme une région stratégique pour sa sécurité.[12],[13]. Statut du Tibet selon le gouvernement tibétain en exil La question de la légitimité de la présence chinoise L'assemblée générale de l'ONU a voté plusieurs résolutions[14] [15] condamnant les violations des droits fondamentaux et des libertés du peuple tibétain, les coups portés à sa culture et sa religion, ceci en 1959 (résolution numéro 1353 (XIV)[5]) et en 1960 (résolution numéro 1723 (XVI)[6]) . Dans cette dernière, il est fait état d'un droit à l' autodétermination du peuple tibétain. Enfin, la dernière résolution en date, celle de 1965 (résolution numéro 2079 (XX)[7]) fait référence aux précédentes dont elle reprend les thèmes mais sans mention expresse à l'autodétermination. En aucun cas la Chine n'est désignée expressément comme responsable des atteintes portées au peuple tibétain. La question du nombre de morts Selon le gouvernement tibétain en exil, plus d'un million deux cent mille Tibétains seraient morts directement ou indirectement en conséquence de l'occupation du Tibet par République populaire de Chine entre 1949 et 1979 . Cependant, cette évaluation est récusée par un chercheur chinois qui affirme que les chiffres sont exagérés et qui démontre également que les évaluations données par le gouvernement tibétain en exil reposent en partie sur des sources fabriquées [22]. En 2003, Patrick French, écrivain anglais et ancien président de l'association Free Tibet Campaign, ayant pu accéder aux archives du gouvernement tibétain en exil, remet en cause le nombre de 1,2 millions morts tibétains. Dans son livre contesté,[23] French déclare qu'il existerait des erreurs dans l'utilisation statistique des sources et témoignages. French estime toutefois qu'un demi million de Tibétains serait mort directement en raison de la politique chinoise au Tibet[24]. Ce chiffre est estimé en relation avec un calcul de Warren W. Smith basé sur les recensements du Tibet montrant 200 000 Tibétains "manquants" au Tibet.[25] La question de la répression et des droits de l'homme [modifier] Les opposants à la présence chinoise estiment que, sous prétexte de lutte contre l'indépendantisme, les Tibétains sont fermement contrôlés par le pouvoir central[réf. nécessaire], que la Région autonome du Tibet serait sous la surveillance du pouvoir central et que la présence de l'armée et de la police s'y ferait sentir plus que dans d'autres parties de la Chine.[réf. nécessaire]. Ils soulignent par exemple le fait que les Monastères soient sévèrement contrôlés. La question de la destruction de la culture tibétaine Les Tibétains en exil, notamment en Inde et au Népal, dénoncent un risque de disparition de leur culture, qui était intimement associée au boudhisme. Celle-ci peut se faire par la répression. Ainsi, durant la Révolution culturelle chinoise, au Tibet, l'Institut Chakpori de médecine tibétaine fut totalement détruit par l'armée chinoise. En 1961, le 14e Dalaï Lama refonda à Dharamsala l'Institut de médecine et d'astrologie tibétaine. L'Institut Chakpori de médecine tibétaine fut refondé à Darjeeling également en Inde. Elle serait également due à une désacralisation de certains aspects de cette culture qui leur ferait perdre leur signification originelle. Les tibétains anti-chinois estiment ainsi que les Monastères au Tibet servent souvent davantage un intérêt touristique que spirituel[réf. nécessaire]. À Pékin, un temple lamaïque tibétain, le temple de Yonghe, lamasserie en activité aujourd'hui, est une des principales attractions touristiques. Moine dans le temple de Yonghe Gong à Pékin. Moine dans le temple de Yonghe Gong à Pékin. Cetains soulignent cependant que c'est dans toute la Chine que les religieux ont subi des interdictions et répressions depuis la prise de pouvoir du parti communiste, surtout pendant la Révolution culturelle, et pas seulement au Tibet.

par Camomille publié dans : Histoire et géographie
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