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Dimanche 16 novembre 2008

QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Une série qui a été vue et revue, aimée ou détestée mais qui ne laissait pas indifférent :

MADAME EST SERVIE


Tony Danza - Tony Micelli


Son personnage : Pour offrir de meilleures conditions de vie à sa petite fille, Tony Micelli quitte Brooklyn pour le Connecticut où il devient l'employé de maison d'une riche publicitaire divorcée. Bien vite, l'exubérance et la gentillesse de cet italo-américain transforme leur relation patronne-employé en véritable amitié, si ce n'est plus encore...

Ce qu'il devient : Ancien boxeur professionnel, Tony Danza est repéré dans la série Taxi avant de devenir pendant 8 ans le héros de Madame est servie. En 1993, Tony Danza survit miraculeusement à un accident de ski qui l'éloigne un temps des plateaux. Par question pour autant de renoncer à sa carrière, il enchaîne séries (Hudson Street, The Tony Danza Show...), téléfilms (12 hommes en colère), pièces de théâtre, et possède même un temps son propre talk show ! En 1998, son rôle récurrent dans The Practice lui vaut d'être nominé à l'Emmy Award du meilleur second rôle.


Judith Light - Angela Bower

  © CPT Holding

Une vraie professionnelle
Son personnage : Parfaite femme des années 80, Angela Bower est plus à l'aise dans son entreprise que dans sa cuisine ! Brillante publicitaire un peu coincée, elle résiste difficilement au charme de Tony, qui sait mieux que personne allier virilité latine et tâches ménagères !

Ce qu'elle devient : Judith Light démarre sa carrière à la fin des années 70 dans le soap opera One life to live. A l'arrêt de Madame est servie, elle connaît l'échec avec sa nouvelle série, Madame et sa fille. Elle ne quitte pas l'univers de la télévision mais peine à retrouver des rôles d'envergure. C'est au théâtre en 1999 qu'elle regoûte au succès, grâce à la pièce Wit pour laquelle elle n'a pas hésité à se raser la tête. Depuis les téléspectateurs de TF1 la retrouvent régulièrement dans le rôle de l'implacable Juge Donnelly dans New York, unité spéciale, et pourront bientôt la découvrir dans Ugly Betty, pour une prestation qui lui a valu une nomination aux Emmy Awards.

Alyssa Milano - Samantha Micelli



Une destinée magique
Son personnage : Quand Tony débarque avec sa fille de son Brooklyn natal, Samantha est une enfant gouailleuse qui préfère le base-ball aux robes à volants. Sous le regard craintif et attentif de son papa poule, elle traversera l'adolescence entre petites bêtises et grands bonheurs.

Ce qu'elle devient : Enfant star, Alyssa Milano goûte aux joies de la scène à 8 ans dans la comédie musicale Annie. Elle grandit sous les yeux des téléspectateurs de Madame est servie, et n'a donc qu'une envie à la fin de la série : casser son image de petite fille modèle. Elle enchaîne les productions plutôt glauques et violentes avant de revenir au monde des séries télé. En 1997, elle intègre le casting de Melrose place. Visiblement sous le charme, Aaron Spelling lui propose ensuite de devenir l'une des soeurs Halliwell dans sa nouvelle série, Charmed. Banco ! C'est un succès international et Alyssa est élevée au rang de star. Fin 2007, elle rejoindra le casting de My name is Earl pour quelques épisodes.

Danny Pintauro - Jonathan Bower


Sur les planches
Son personnage : Jonathan Bower est un petit garçon timide qui au contact de la pétillante Samantha, presque une grande soeur pour lui, va petit à petit apprendre à s'affirmer, malgré une mère et une grand-mère un peu protectrices.

Ce qu'il devient : Après huit années passées sur les plateaux de tournage, Danny Pintauro laisse de côté Hollywood pour étudier l'anglais et le théâtre à l'université de Stanford. Il sort diplômé en 1998, époque où son homosexualité est révélée. Si sa mère de fiction, Judith Light, lui accorde un soutien sans faille, les producteurs semblent l'avoir oublié. C'est par le théâtre qu'il retrouve le succès : son one-man show The Velocity of Gary est acclamé. Il est à l'affiche de plusieurs pièces avant d'apparaître au cinéma dans The Still Life, un film indépendant sorti été 2007 aux Etats-Unis.

Katherine Helmond - Mona Robinson


Infatigable !
Son personnage : Formes voluptueuses, chevelure flamboyante et sens de la répartie, Mona Robinson n'a rien de la grand-mère traditionnelle ! C'est une véritable croqueuse d'hommes, au grand dam de sa f
ille Angela, beaucoup plus sage...

Ce qu'elle devient : Née en 1928, Katherine Helmond n'a pas attendu Madame est servie pour se faire un nom à la télévision. Dans les années 70, elle est notamment la vedette de Soap, une sitcom culte aux Etats-Unis. Comédienne complète, elle a continué après l'interruption de Madame est servie, d'enchaîner les rôles. Au cinéma, elle est apparue dans Brazil de Terry Gilliam et a doublé Lizzie, l'une des voitures de Cars. A la télévision, parmi ses nombreux rôles, on retiendra celui de Lois dans Tout le monde aime Raymond et ses apparitions dans Providence et La Vie avant tout. Au théâtre, enfin, elle fut l'un des visages des Monologues du Vagin.


par Camomille publié dans : Petites biographies communauté : La récréa - Bigornette
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Lundi 6 octobre 2008

LES SOCIETES SECRETES...

- 2 -

"Certaines organisations secrètes se sont données pour mission de conquérir
 le pouvoir
."

Le Ku Klux Klan : un empire dans l'empire

Défilé du Ku Klux Klan à Washington (1920)

Fondé à la fin de la Guerre de Sécession par d'anciens officiers sudistes,
le Ku Klux Klan (appelé souvent par son acronyme KKK ou également le Klan),  s'est affirmée comme l'une des organisations secrètes les plus spectaculaires du XXe siècle
 et l'une des plus grandes menaces aux libertés civiques aux Etats Unis.

Fondateurs : Officiers confédérés puis William J. Simmons
Dates : 1865-1944
But : défendre les intérêts des WASP (White Anglo Saxon Protestant)
Moyen : Lynchages, expéditions punitives, etc.

La création du Ku Klux Klan : un groupuscule semant la terreur
Créé par d'anciens officiers confédérés en 1865, le Ku Klux Klan (du grec "kuklos", cercle) avait pour but de réunir des individus blancs, protestants et racistes, décidés à en découdre avec les meneurs de la communauté noire et leurs défenseurs. Vêtus de longues robes blanches, de masques et de cagoules pointues, ils se faisaient passer pour des spectres de soldats confédérés et battaient, assassinaient tout opposant à leurs idées, c'est-à-dire tout noir ayant "enfreint la loi", participé à un mouvement politique ou ayant acquis sa propre terre. En 1869, l'ordre atteignait des proportions faisant de lui une véritable force politique : une organisation en secteurs territoriaux, des alliés haut placés, une force incontestée. Mais l'Histoire en décida autrement : en janvier 1869, le "sorcier impérial" Nathan Bedford Forrest, chef du Ku Klux Klan décida de dissoudre l'organisation.


Le Ku Klux Klan : la renaissance

Symbole du Ku Klux Klan

L'Empire invisible

A l'automne 1915, un certain William J. Simmons décide de rétablir le KKK. Le groupe attire toutes sortes de blancs "déclassés" : l'ordre est de se défendre contre l'ennemi étranger, la subversion catholique, tous ceux qui s'opposent au gouvernement d'une façon ou d'une autre (chefs syndicaux, grévistes, déserteurs...) et toutes les pratiques indignes de l'Amérique (corruption, contrebande...). Le clan gagne des milliers de membres : en 1921, l'Empire invisible compte plus de 100 000 membres ; en 1923, il obtient un siège au Sénat (Earl B. Mayfield, l'un de ses membres, devient sénateur) ; en 1924, il atteint le chiffre-record de 3 millions de sympathisants. La même année, onze gouverneurs, de nombreux sénateurs (dont le futur président Truman) ainsi que plusieurs membres de la Cour Suprême, en sont membres.

Mais s'ensuit bientôt une escalade dans la violence : flagellations, lynchages, marquages au fer rouge, expéditions punitives se multiplient. Plusieurs affaires criminelles révèlent la corruption des dirigeants d'une organisation qui se comporte comme la mafia des Wasp. Bientôt, le monde politique décide de mettre fin à ces pratiques : le gouverneur du Texas, état où le KKK est particulièrement puissant, fait bientôt savoir qu'aucun membre du Klan ne pourra accéder à de hautes responsablités. De nombreux citoyens voient le KKK comme une force de division, responsable de nombreux désordres publics. Des dissensions au sein du Klan éclatent à l'approche de la guerre, certains membres étant des sympathisants de l'idéologie nazie. En 1944, le Klan est officiellement démantelé et placé en liquidation judiciaire : il n'a pas payé ses impôts depuis 1920 !

 William J. Simmons

Dossier l'Internaute
par Camomille publié dans : Petites biographies communauté : La récréa - Bigornette
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Samedi 4 octobre 2008

LES SOCIETES SECRETES...
-1-
La société occulute : l'Astrum Argentinum

Aleister Crowley, fondateur de l'Astrum Argentinum


L'histoire de l'Astrum Argentinum (l'astre d'argent) se confond avec celle de son créateur, Aleister Crowley, connu comme la "Bête" (de l'Apocalypse) ou encore "l'homme le plus pervers de la terre"... Cette société ésotérique embrigadait en effet ses membres par le biais de la torture psychologique et physique.

Fondateur : Aleister Crowley
Dates : 1905-1947
But : créer une société ésotérique pratiquant la "magie sexuelle"
Moyen : la torture physique et psychologique

Aleister Crowley, de "l'aube dorée" à "l'astre d'argent"
Né en Angleterre en 1875, dans une famille relativement riche, Aleister Crowley entre en 1895 au Trinity College de Cambridge. C'est l'époque où il caresse l'idée d'une carrière diplomatique, mais se lie surtout avec les membres d'une société d'occultisme, "The Hermetic Order of the Golden Dawn" (L'Ordre hermétique de l'Aube dorée). Cette organisation est alors réputée pour avoir fait la synthèse de plusieurs branches de religion et de magie : alchimie, tarots, astrologie, divination, kabbale... Après être rapidement monté dans la hiérarchie, Aleister Crowley est exclu deux ans après son entrée et fonde "la Lampe de la Lumière invisible". Crowley est alors passionné par ses travaux sur l'invisibilité et prétend être arrivé au point où son "reflet physique dans le miroir commence à s'estomper et à vaciller". En 1905, après la mort de sa fille, sobrement dénommée Nuit Ma Ahathoor Hécate Sappho Jézabel Lilith, Crowley fonde l'Astrum Argentinum ou A.A.

L'A.A., entre orgies et pratiques masochistes
A la tête de cette organisation, Aleister Crowley se lance dans de nombreuses pratiques sulfureuses : il défend la sexualité invertie, torture les adeptes de son culte en leur imposant des programmes de veilles et de jeûnes, épuise psychologiquement et physiquement ceux qui l'entourent. Il recrute ses disciples à l'Université de Cambridge, avant de se voir interdire l'accès de l'établissement pour cause de débauche. Quelques mois plus tard, il monte un spectacle intitulé "Les rites d'Eleusis" : le but est de combiner poésie, danse, rituel magique et musique pour élever la conscience des spectacteurs... et surtout recruter de nouveaux membres pour l'A.A. Le spectacle est éreinté par la critique, Crowley est accusé d'avoir des pratiques "immorales et inavouables". De décadence en décadence, d'errance en errance, il finit en Sicile, dans une villa qu'il rebaptise "abbaye de Thélème" du nom de son nouvel ordre, emprunté à Rabelais. Il y continue ses explorations en matière de "magie sexuelle" et de pratiques masochistes : drogué, en quête perpétuelle d'argent et de disciples, il meurt dans la solitude à l'âge de 72 ans.

Aleister Crowley : la postérité musicale
» Crowley a exercé une influence significative sur l'œuvre de musiciens et de groupes tels que David Bowie, Iron Maiden ou encore les Beatles. Son visage apparaissait ainsi sur le 8e album du groupe, "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band".
» Jimmy Page, le guitariste du groupe "Led Zeppelin" a racheté l'une de ses demeures.

Aleister Crowley en robe de cérémonie en 1900

Dossier l'Internaute

par Camomille publié dans : Petites biographies communauté : La récréa - Bigornette
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Vendredi 3 octobre 2008

L'HISTOIRE DU PARFUM

ANTIQUITE

Présenté en offrande aux Dieux de toutes les civilisations antiques, le parfum sublime et divinise le corps.
 
Dans les civilisations antiques, de l'Egypte à la Grèce, les "parfums" n'existent pas en tant que tels. Fleurs, plantes aromatiques et résines : ce sont d'abord des matières premières brutes qui sont vouées au culte des Dieux. L'usage des substances odorantes s'intensifie et les supports évoluent rapidement : fumigations, huiles, baumes, liqueurs fermentées... Riches et pauvres l'utilisent dans un effort pour s'approcher du divin : le parfum exalte la beauté et la puissance des Dieux. Avant que la décadence n'entraîne le parfum dans son cortège d'orgies, il sublime le corps et le guérit de ses maux.

1
Vase à parfum, en forme de tête féminine. Bronze. Etrurie. Epoque hellenistique. Musée du Louvre. RMN
2
    Cuillère à Fard "à la nageuse".
Fin XVIII° Dynastie. Musée du Louvre. RMN
3
Femme versant du parfum dans une ampoule.
Art Romain-Haut Empire (27 av JC-395 après JC). Giraudon
 


MOYEN ÂGE

Au Moyen-Age, les plantes protègent des épidémies tandis que les parfums venus d'Orient se mêlent aux plaisirs charnels. L'Eglise réprouve les alchimistes.
 
Au Moyen-Age, les Croisés ramènent d'Orient matières premières et techniques du parfum. A la suite des chinois et des arabes, les alchimistes d'Europe découvrent l'alcool éthylique et la distillation. Après les voyages de Marco Polo, irrésistiblement, le commerce des épices s'intensifie.
Les bonnes odeurs - croit-on - désinfectent et protègent des épidémies : les riches portent des boules à parfum remplies de musc, d'ambre ou de résines aromatiques. L'usage du parfum accompagne la naissance d'un certain art de vivre. Les poètes chantent avec lyrisme la féminité. En dépit des mises en garde de l'Eglise, les galants et leurs belles savourent les plaisirs charnels dans la sensualité des bains parfumés.

1
"Tacuinum Sanitatis". Miniature. Eau de rose. Giraudon.
2
    Pomandier sphérique contenant une pomme d'ambre en argent doré, formé d'un décor de cercles filigranés et d'une petite bande en argent à l'équateur, où court une inscription niellée : "Aspeto tendo che piata si mova che soferendo si vincie oni proba". L'anneau de suspension en argent, en se dévissant, permet l'ouverture des deux demi-sphères. Italie du Nord.
Fragonard.
3
"Tacuinum Sanitatis". Miniature. Vente du musc. Giraudon.

 

RENAISSANCE

A la renaissance, reines et courtisanes se disputent les recettes des premiers chimistes italiens et découvrent les matières premières d'Asie et d'Amérique.
 
La renaissance propose une nouvelle vision du monde. Architectes, ingénieurs, artistes et érudits voyagent à travers l'Europe. C'est l'âge d'or du mécénat et de l'art. Succédant aux recettes alchimiques, apparaissent les premiers traités de chimie. Vasco de Gama, Christophe Colomb, Magellan, les grands explorateurs ramènent de nouvelles matières premières d'Amérique et d'Inde : cacao, vanille, baume du Pérou, tabac, poivre, girofle, cardamome... A la Cour, grandes amoureuses et femmes de pouvoir rivalisent de secrets de beauté... et de poisons.
Venus d'Espagne et surtout d'Italie avec les Médicis, des parfumeurs étrangers s'installent à Paris et les gants parfumés envahissent la France.

1
La Dame à sa toilette. Ecole de Fontainebleau, vers 1560.
Musée des Beaux-Arts de Dijon, RMN.
2
Pomandier sphérique en vermeil (ouvert), gravé d'une couronne avec pied en argent contenant une matière odoriférante à plaque de fond ajouré. Le pomander, une fois ouvert, est divisé en six compartiments ordonnés autour d'une bâte hexagonale. L'intérieur est orné de motifs végétaux finement gravés; chaque glissière des six quartiers comporte le nom de son aromate : romarin, violbal (à base de violette), rauttenbal (à base de rue), schlagbal, negelbal, zindtbal. Allemagne. Fragonard.
3
La vie seigneuriale. Tapisserie Cluny. Atelier des Bords de Loire, vers 1500. Détail de la Dame au bain. Musée de Cluny, RMN.



EPOQUE CLASSIQUE

Versailles s'enivre de parfums tandis que les gantiers-
parfumeurs-poudriers s'organisent et développent leur commerce.
 
Versailles rayonne et impose sa mode et ses usages. En quatre ans le Roi-Soleil n'a pris qu'un seul bain! La crasse règne, femmes et hommes usent et abusent de parfums et de cosmétiques. Le parlement autorise les maîtres-gantiers à prendre le titre de parfumeurs, puis de poudriers. Montpellier et Grasse se disputent la culture des herbes médicinales et des fleurs, oeillet, violette, lavande, jasmin, rose et tubéreuse.

 
1
"La Guirlande de Julie". Le jasmin par Robert Nicolas, vers 1642. Collection particulière. Giraudon.
2
La Coquette. Fragonard.
3
Armoiries des Gantiers-Parfumeurs.
Musée International de la Parfumerie, Grasse.
 


SIECLE DES LUMIERES

Coiffure, fards et parfums : au siècle des Lumières, la femme suit avec préciosité les codes de la séduction et découvre la tyrannie de la mode.
 
La Cour de Louis XV est baptisée "la cour parfumée" et l'usage d'un parfum différent chaque jour est prescrit. On y utilise aussi des vinaigres de toilette. Insouciance et fêtes galantes, Marie-Antoinette folâtre. La publicité relaie les canons de l'élégance féminine, qui sont suivis à la lettre. On redécouvre l'hygiène et les goûts olfactifs évoluent vers des parfums plus subtils qui font la fortune des premières grandes maisons parisiennes. Les chimistes de Grasse prospèrent, ils améliorent grandement les techniques d'enfleurage et de distillation. A Cologne, Jean-Antoine Farina lance l'eau de Cologne.


1
La coquette. Louis Joseph Watteau (1731-1798).
Musée des Beaux-Arts de Valanciennes, RMN.
2
Pot à pommade. Porcelaine. Houbigan-Chadin.
Musée International de la Parfumerie, Grasse.
3
La beauté rallume le flambeau de l'amour. Charles-Joseph Natoire. Dessus de porte commandé par Louis XV pour la chambre de la Reine à Versailles, en 1739. Château de Versailles et de Trianon, RMN.


 EPOQUE NAPOLEONIENNE

Après les excès du Directoire et de l'Empire, la femme-fleur de l'époque romantique cherche un parfum délicat qui suggère sa personnalité.
 
1789. L'odeur de la poudre... à canon se répand avec la Révolution française. Les parfums sont honnis. Ils reviennent en grâce sous le Consulat et l'Empire. L'impératrice Joséphine dépense des fortunes en senteurs exotiques et Napoléon abuse des frictions à l'eau de Cologne. Les hygiénistes anglais relancent le goût des bains parfumés. A l'époque romantique les femmes délaissent les fards et les parfums violents.
Le teint pâle, elles s'abandonnent aux langueurs, un mouchoir délicatement parfumé à la main.

1
La mauvaise nouvelle. Gérard Marguerite (1761-1837). Musée du Louvre, RMN.
2
Flacon rond représentant le portrait de l'officier Van Speik. Picto.
3
Portrait de l'Impératrice Joséphine. Baron Antoine-Jean Gros (1771
-1835). Château de Malmaison et de Bois-Prés, RMN.


PARFUMERIE MODERNE

A la fin du 19è s'organisent, autour des femmes de la bourgeoisie, le commerce et l'industrie des parfums. Naissance des premiers produits de synthèse.
 
Après un engouement bref et excessif pour le vétiver et le patchouli sous le second Empire, la deuxième partie du 19è siècle est marquée par le triomphe de la bourgeoisie et la naissance du bon goût olfactif. Le commerce de luxe fleurit, la parfumerie se définit peu à peu comme un art. Coumarine, héliotropine, vanilline, ionone et premiers aldéhydes... la chimie de synthèse et ses notes inédites provoquent une révolution olfactive. C'est la naissance de la parfumerie moderne.

1
Usine. Fragonard.
2
Flacon en verre, en forme de fuseau. Birmingham, Angleterre. Vers 1890. Fragonard.
3
"Le Parfum". Parfumerie Lubin, Paris, en 1860. Keystone.



LES ANNEES 1950

Dans les années 50 le parfum se démocratise.
C'est la naissance des eaux de toilette masculines et du parfum américain.
 
Chewing gum, blue jeans et rock'n roll : l'Europe rêve d'Amérique et de sex-symbols tandis que commence la guerre froide. Les arts ménagers transforment le quotidien des femmes. Le prêt à porter supplante peu à peu la confection. Les parfums aussi sont plus accessibles : ils se démocratisent et dispensent des odeurs sages et plus faciles. Les années 50 voient naître les eaux de toilette masculines. Lavande et vétiver signent une élégance discrète et restent attachés au rituel du rasage. L'influence américaine se fait sentir!
Estée Lauder lance son premier parfum.


1
James Dean et Mercedes Mccambridge dans une scène du film "Giant".
2
Annonce publicitaire par Gruau. Diorissimo, Dior. 1956.
3
Annonce publicitaire. Monsieur de Givenchy, Givenchy. 1959.


LES ANNEES 2000


Après la quête de simplicité, de transparence et de pureté des années 90, le XXIème siècle affiche un retour au besoin d'entreprendre, d'être maître de son destin.
 
A l'époque des start-up, l'univers urbain est réhabilité. Comme dans FlowerbyKenzo, la nature fait incursion dans une ville dont on reconnaît désormais la force et la beauté. Le 11 septembre et la guerre en Irak ont créé un électrochoc : la priorité est désormais au plaisir immédiat. Les Orientaux gourmands poursuivent leur success-story initiée par Angel. La féminité s'affirme de façon percutante jusqu'à atteindre son paroxysme en 2003 : la tendance 'porno-chic' affiche une 'bad girl' provocante et instinctive.
Après cette période torride, une transition s'opère vers un retour à l'émotion et à l'authenticité. On observe sur le marché une tendance 'Vintage' avec notamment l'explosion des nouveaux Chypres, à l'image de Coco Mademoiselle ; un esprit rétro évident modernisé par des touches florales ou fruitées. De nouvelles valeurs émergent comme l'écologie, le développement durable... des problématiques fédératrices qui génèrent l'apparition d'éco-citoyens. Dans le même temps, les liens intercommunautaires se renforcent. Internet est plus que jamais qualifiable de village planétaire avec l'apparition massive des blogs ou autres réseaux comme MySpace ou FaceBook. Une ouverture évidente qui se traduit dans les codes olfactifs : moins cloisonnée, la parfumerie masculine explore une sensualité intense, orientale voire florale. La parfumerie de niche propose des fragrances mixtes déconnectées des diktats marketings. Et pour satisfaire un besoin croissant de se différencier de la collectivité, le parfum joue les séries limitées, millésimées, exclusives et même le sur-mesure.

11
L'Ipod d'Apple, le balladeur Mp3 le plus vendu au monde depuis 2001.
2
Annonce publicitaire. Coco Mademoiselle, Chanel. 2004
3
Annonce publicitaire. Dior Addict. 2002

Osmoz-Encyclopédia
par Camomille publié dans : Petites biographies communauté : La récréa - Bigornette
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Lundi 29 septembre 2008

LA FEMME "IDEALE" A TRAVERS LES SIECLES

- 3 -

XIXe : entre belle malade et épouse vertueuse

La petite molle, idéal bourgeois

Après la Révolution française, plus de perruque poudrée, de mouche ou de rouge aristocratique. Pendant ce siècle, deux types de femmes se partagent le devant de la scène : la belle malade et la petite bourgeoise. Cette période porte aux nues la vertu et la féminité accomplie, celle de l'épouse vertueuse. Bien en chair, brune, le corps laiteux, cette femme incarne la beauté dans son aspect le plus lisse et le plus codifié. La Castiglione, lourde et massive, est ainsi considérée comme l'une des plus belles femmes du Second Empire. La corpulence est le signe d'une maternité satisfaite. Elle est renforcée par des faux-culs et des corsets portant la poitrine en avant. Plus vertueuse que désirable, Madame correspond à un canon de beauté concret, auquel s'oppose l'autre stéréotype dominant, celui de la belle malade aux yeux cernés...
Secrets de beauté : Au XIXe siècle, le maquillage est déconseillé.
 On découvre enfin les bienfaits de l'eau pour se nettoyer la peau.

Madame Moitessier  - Ingres, 1851


La belle malade aux yeux cernés

Le second modèle à l'œuvre, au XIXe siècle, est celui de la féminité maladive. Il s'agit aussi bien d'une malade des nerfs, dont le déséquilibre confine à la folie et dont la figure emblématique pourrait être Camille Claudel, qu'une malade du corps, telle Marguerite Gauthier, tuberculeuse magnifiée par Alexandre Dumas dans "La Dame aux camélias". Cette beauté a le teint livide, les yeux cernés et les joues creuses. Signes de mélancolie et de désespoir, ces physiques correspondent à une femme mystérieuse, lointaine, fantasmée. Cette beauté correspond au dandysme chez les hommes : il s'agit d'un manifeste esthétique et social en opposition avec le modèle bourgeois dominant.
Secrets de beauté : Les femmes au XIXe siècle ont l'habitude de boire du vinaigre et du citron pour se brouiller le teint et dorment peu pour se faire des cernes sous les yeux.


Sapho : Charles Mengin - 1877
(Reproduction)



XXe siècle : de la garçonne à Marilyn

La garçonne, beauté androgyne

A la fin du XIXe siècle déjà, Degas et Toulouse Lautrec mettent en avant un nouveau type de beauté : au cabaret ou dans des cadres plus intimes, des demi-mondaines dévoilent leurs formes sous un flot de jupons ou se montrent alors qu'elles font leur toilette. La minceur devient bientôt synonyme de bonne santé. La bourgeoise engoncée dans son corset et sujette aux vapeurs laisse la place à une femme libérée et en bonne santé. Dans les Années folles (1920), c'est la fameuse mode de la garçonne : cheveux coupés court, légère et court vêtue, la nouvelle beauté est androgyne. Les fesses et le ventre doivent être aplatis, les seins petits et bien séparés tandis que les robes sans manches et arrêtées au genou doivent laisser voir des bras musclés et des jambes fines.

Louise Brooks


Un demi-siècle de transformations

De la femme sensuelle...

Poitrine généreuse, lèvres pulpeuses, sensualité exacerbée... Après la Seconde Guerre mondiale, la minceur est synonyme de mauvaise santé. Hollywood, la nouvelle usine à rêves toute puissante, crée un nouvel idéal féminin : blonde et sensuelle, l'actrice hollywoodienne a toujours un air de Marilyn. Cette dernière, qui a commencé par poser nue pour des calendriers, s'est transformée pour correspondre parfaitement au nouveau modèle : s'étant éclairci les cheveux en blonde platine, elle est devenue l'image même de la beauté idéale, pure et sensuelle, volcanique et enfantine. Mais tout est bien différent dans la "vraie" vie, où les conventions soiales sont soigneusement respectées : certains parents interdisent aux adolescentes de se maquiller, le flirt est chaperonné, les fiançailles et le mariage sont très codifiés.

Marilyn Monroe

...A la femme libérée

Mais le cinéma continue de créer la femme. Les grands écrans révèlent des stars jeunes et pulpeuses : Silvana Mangano, Liz Taylor, Sophia Loren et Gina Lollobrigida. Dans les publicités, les pin-up prolifèrent : ces femmes sensuelles et maternelles rassurent ; leur corps est celui de l'abondance et de la bonne santé. C'est aussi la fin du teint pâle : le visage hâlé, synonyme d'une vie sportive et aérée, est désormais de mise. Le bikini a été inventé pendant la Seconde Guerre mondiale, la minijupe dans les années 1960 : en 1968, les étudiantes brûlent leur soutien-gorge en gage de contestation. Peu à peu, la beauté idéale est sortie de son carcan bourgeois :
 place au refus du modèle établi et à la libération de la femme !

Brigitte Bardot

 
Plusieurs millénaires nous séparent de la Vénus de Willendorf à
la sublime Brigitte Bordot...
Personnellement les deux plus belles sont pour moi :
Nefertiti et Brigitte Bardot.
 Et vous qu'en pensez-vous ?


par Camomille publié dans : Petites biographies communauté : La récréa - Bigornette
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