“ LES SIRÈNES ”
Dans la mythologie grecque, les sirènes étaient des créatures mi-femmes mi-oiseaux (tradition antique) ou mi-femme mi-poisson (tradition médiévale) qui chantaient pour séduire les marins et les pousser à la noyade.
Vase grec (5e siècle avant Jésus-Christ) représentant une scène de
l’Odyssée d’Homère (8e siècle avant Jésus-Christ) : Ulysse est attaché au mât de son navire pour pouvoir écouter le chant des sirènes, pendant que ses compagnons rament, les oreilles
bouchées avec de la cire.
Les sirènes à queue de poisson apparaissent au Moyen Âge dans les bestiaires (livres médiévaux qui rassemblent des descriptions d’animaux réels et imaginaires), sans doute sous l’influence des légendes celtiques.
Sirène à queue de poisson sculptée sur un mur de la cathédrale de
Conflert (Irlande) au 15e siècle.
À partir du 15e siècle, les voyageurs revenant d’expéditions maritimes témoignent de l’existence des sirènes, en les confondant probablement avec des lamantins.
Le lamantin est un mammifère herbivore qui vit dans les fleuves et les rivages des régions tropicales
d’Afrique et d’Amérique.
En 1837, le Danois Hans Christian Andersen (1805-1875) publie le conte La Petite Sirène, qui est devenu un classique de la littérature pour enfants. La sirène devient alors une héroïne romantique, qui cherche l’amour.
La statue de la Petite
Sirène, située dans le port de Copenhague (capitale du Danemark), est un symbole de la ville.
Œuvre de John William
Waterhouse
La Sirène
La vie appelle à soi la foule haletante
Des germes animés ; sous le clair firmament
Ils se pressent, et tous boivent avidement
À la coupe magique où le désir fermente.
Ils savent que l'ivresse est courte ; à tout moment
Retentissent des cris d'horreur et d'épouvante,
Mais la molle sirène, à la voix caressante,
Les attire comme un irrésistible aimant.
Puisqu'ils ont soif de vivre, ils ont leur raison d'être :
Qu'ils se baignent, joyeux, dans le rayon vermeil
Que leur dispense à tous l'impartial soleil ;
Mais moi, je ne sais pas pourquoi j'ai voulu naître ;
J'ai mal fait, je me suis trompé, je devrais bien
M'en aller de ce monde où je n'espère rien.
Louis Ménard - Rêveries d'un païen mystique
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